Comment font les personnes ayant une déficience visuelle pour
consulter un site Web ?
Comment écrivent-elles un courriel ?
Comment inscrivent-elles un rendez-vous dans leur agenda
électronique ?
Ce ne sont que quelques-unes des questions auxquelles cette vidéo répond !
Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo alors que le reste du texte correspond au dialogue.
[Logo de l’Institut Nazareth et Louis-Braille.
Sur fond de musique, nous voyons une jeune femme écrivant à la main
à l’aide d’une loupe vidéo appelée aussi télévisionneuse. Elle a
choisi d’afficher l’image en couleurs inversées.
Puis la caméra montre rapidement plusieurs imprimantes braille.
Nous voyons aussi l’utilisateur d’une tablette électronique de type
iPad faire défiler la page d’un article dans une application de
nouvelles.
Puis, la caméra termine cette séquence introductive en faisant un
balayage visuel du poste de travail d’un homme aveugle travaillant
à l’ordinateur avec un afficheur braille.]
Vivre à tous les jours sans vision est un défi qui frappe
l’imagination.
[La caméra nous montre un homme avec une canne blanche
parcourant le corridor menant à son poste de travail. Puis nous
voyons une femme utilisant un chien-guide traverser le hall
d’entrée.]
La plupart des gens ignorent cependant que pour une personne
complètement aveugle, neuf autres personnes handicapées visuelles
ont une vision réduite, mais encore fonctionnelle.
[Un graphique montre un personnage stylisé avec une canne
blanche entouré de 9 autres personnages stylisés portant des
lunettes.]
Avec l’aide des technologies adaptées, les applications
courantes comme le traitement de texte, ou le courriel deviennent
utilisables et permettent d’occuper efficacement un emploi régulier
dans un organisme ou une entreprise.
[Une suite de trois images montrent un homme âgé lisant une
facture à l’aide d’une lunette télescopique; un jeune enfant ayant
une basse vision qui s’initie à l’ordinateur guidé par une
intervenante et accompagné de sa mère; un homme âgé lisant un
document avec l’aide d’une télévisionneuse. Par la suite, la caméra
nous montre une jeune femme lisant un courriel avec l’aide d’un
logiciel de grossissement. Cette séquence se termine sur les images
d’une magasinière au travail.]
L’Institut Nazareth et Louis-Braille est un centre de
réadaptation en déficience visuelle dont le rôle est, entre autres,
de conseiller et de former les utilisateurs sur les technologies
qui répondront le mieux à leurs besoins.
[La caméra montre des personnes traversant le hall d’entrée de
l’INLB que l’on voit à travers la porte vitrée affichant le logo de
l’Institut. Puis nous voyons un formateur en informatique adaptée
expliquant à un client le fonctionnement d’un logiciel de
grossissement.]
Certains logiciels ont été développés pour le grossissement de
la taille des caractères et l'inversion des couleurs, ce qui
facilite la lecture. Ils restreignent toutefois la zone de
visualisation, ce qui oblige l’utilisateur à explorer l’espace de
façon morcelée afin d’obtenir une vision d’ensemble.
[Nous visualisons le balayage visuel du bureau de Windows 7 et
du menu Démarrer avec un grossissement de 4X obligeant à déplacer
la zone de visualisation. Puis nous voyons une jeune femme
parcourir le menu de son ordinateur en grossissement sous Windows
avec inversion des couleurs. Cette séquence se termine par le
balayage de la zone de grossissement à travers la page d’accueil du
site Web de l’INLB.]
Ces logiciels de grossissement sont maintenant disponibles aussi
bien sur PC que sur la gamme des équipements Apple.
[Une jeune femme parcourt sa liste de contacts sur un téléphone
intelligent de type iPhone.]
Plusieurs logiciels de grossissement synchronisent la lecture
visuelle et la lecture en synthèse vocale, « afin de permettre
une lecture plus rapide ».
[Nous voyons une jeune femme lire cette phrase avec un logiciel
de grossissement sous Windows qui synchronise la lecture visuelle
et vocale, le passage entre guillemets étant lu par la synthèse
vocale.]
La technologie a aussi ouvert l’accès au marché du travail pour
les personnes aveugles avec ce que l’on appelle un lecteur d’écran.
[Une femme aveugle travaille sur un ordinateur Apple avec un
afficheur braille. Puis un homme aveugle travaille avec un
afficheur braille de type preneur de notes avec clavier superposé.]
Il agit comme interprète entre la personne et l’ordinateur et
permet de lire l’information alternativement en braille ou de façon
vocale.
[La phrase : « Fin du document » est prononcée
par une synthèse vocale sous Windows.]
Sur ordinateur, on utilise des caractères braille formés de 8
points, afin d’être en mesure de reproduire les 256 caractères
informatiques. Il existe plusieurs modèles d’écrans braille
présentant généralement entre 32 et 40 caractères à la fois, soit
environ le tiers d’une ligne. Il suffit à l’utilisateur de
sélectionner une zone du texte qui sera reproduite sur l’écran
braille.
[Nous revenons à la femme travaillant sur ordinateur Apple pour
montrer les points braille qui se soulèvent et se rétractent quand
l’utilisatrice déplace sa zone de lecture à l’écran. Puis nous
alternons avec le preneur de notes braille pour illustrer deux des
modèles disponibles.]
Une personne aveugle est donc en mesure de rédiger un document,
d’entrer de l’information dans un tableur, de lire ou de modifier
une présentation et de gérer ses documents électroniques.
[Une femme aveugle rédige un document. Une jeune femme ayant une
basse vision puis un homme aveugle entrent de l’information dans un
tableur et celui-ci bascule dans un traitement de texte.]
Sur le Web, il s’agit d’un défi différent, car l’accès à
l’information exige non seulement l’utilisation de technologies
toujours mieux adaptées, mais aussi une méthode de conception des
sites Web qui réduit les obstacles. Les concepteurs Web ont donc un
rôle important à jouer pour faciliter l’accès à l’information.
[Nous nous arrêtons sur la page d’une entreprise de conception
Web nommée Ekloweb où s’affiche le message : « Favorisez
l’accessibilité. Nous voyons ensuite un concepteur Web codant une
page Web pour qu’elle soit accessible à tous.]
Pour les personnes mal voyantes, il faut par exemple choisir des
couleurs bien contrastées, utiliser une taille de police suffisante
et prévoir une fonction d’agrandissement des caractères jusqu’à 200
%.
[Nous regardons une page du site Web de l’INLB présentée en
couleurs normales puis en couleurs inversées. Puis la même page est
visualisée avec différentes tailles de caractères.]
« Pour les personnes aveugles, il faut non seulement
qu’elles puissent lire toute l’information », mais également
que le déplacement à travers la page Web se fasse de manière
efficace.
[Le début de la phrase entre guillemets est lu par une synthèse
vocale avec légende textuelle et braille sur un ordinateur Apple.
Puis nous nous déplaçons visuellement dans une page du site Web de
l’INLB.]
Du côté de la perception de l’information, pensons d’abord aux
images qui devront être remplacées par un texte explicatif.
[La caméra balaye une page Web affichée sur un ordinateur Apple
avec légende textuelle et braille.]
Dans le cas des formulaires interactifs, il est nécessaire que
les étiquettes soient associées aux champs à remplir, afin que
l’utilisateur comprenne quelle information est demandée.
« Éléments de la zone de liste : Chercher dans toutes les
catégories ».
[Deux formulaires différents sont balayés. La phrase entre
guillemets est lue par une synthèse vocale sous Windows.]
Du côté de la navigation, il faut par exemple que la page soit
structurée avec des titres qui permettront à la personne aveugle de
se déplacer rapidement à la section qui l’intéresse.
[Un lecteur d’écran parcourt la liste des titres extraits de la
page Web sur un ordinateur Apple.]
Il faut également tester tous les éléments de programmation pour
s’assurer qu’ils seront utilisables avec un lecteur d’écran.
[Un lecteur d’écran parcourt un menu déroulant sur une page Web
en Flash.]
L’accès au Web est devenu incontournable tant pour les études et
le travail que pour les loisirs. Que ce soit pour consulter
l’agenda des activités culturelles, trouver une nouvelle recette de
cuisine, magasiner en ligne ou lire un bon livre, le Web est un
outil indispensable.
[La caméra balaye différentes pages Web en lien avec la
narration.]
Même dans le cas des gadgets à la fine pointe de la technologie,
des adaptations sont prévues afin de permettre aux personnes
aveugles et mal voyantes de se maintenir à jour et de participer
pleinement à l’effervescence technologique.
[Un homme ayant une basse vision utilise une tablette électronique de type Ipad. Une jeune femme parcourt les applications disponibles sur son iPhone dont l’affichage a été configuré en couleurs inversées. Une femme est assise confortablement et sourit à l’écoute d’un livre électronique. Un gros plan est fait sur son appareil de lecture en synthèse vocale pendant que l’on entend la phrase suivante :]
« Elles flânèrent dans les rues animées du centre-ville. »Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo alors que le reste du texte correspond au dialogue.
[ Le logo de l’INLB et le titre Prix employeur visionnaire 2011 apparaissent depuis un fond d’écran noir. Une musique accompagne les deux images. Ces images s’effacent pour laisser la place à deux titres qui apparaissent en balayage de la gauche vers la droite: Entreprise privée, Centre de service aux clients Les rôtisseries St-Hubert.]
[ On voit une femme qui bouge lentement.]
Ma situation c’est que je suis complètement non-voyante depuis l’âge de 24 ans.
[On revoit la même femme assise nous parler. Au bas de l’écran apparaît le logo des Rôtisseries St-Hubert, le nom et le titre de la femme qui parle : Linda Flecher, agente service à la clientèle]
Mme Flecher : Moi, j’ai proposé la candidature de St-Hubert par ce que c’est une entreprise qui a fait beaucoup pour les personnes handicapées visuelles.
[On voit Mme Flecher marcher avec sa canne blanche accompagnée d’une autre femme près de bureaux à aires ouvertes.]
J’ai engagé Linda parce qu’elle avait toutes les compétences.
[On voit une femme nous parler. Au bas de l’écran apparaît le logo des Rôtisseries St-Hubert, le nom et le titre de la femme qui parle : Hélène Bergeron, directeure générale.]
Mme Bergeron : J’étais consciente qu’il y avait du défi face à son handicap, par contre, on était prêt à le relever et elle nous a vraiment bien accompagnés là-dedans.
[On voit Mme Flecher nous parler.]
Mme Flecher : J’ai même à un moment donné fait de la sensibilisation avec du bandeau, de la canne blanche et un chien guide.
[On voit mme Flecher assise à son poste de travail, devant son ordinateur. Elle utilise le clavier régulier de même que sa plage tactile en braille. Elle parle avec un casque téléphonique.]
Mme Flecher : Rôtisseries St-Hubert, bonjour ! Puis-je vous aider ?
[On voit Mme Flecher installer son poste de travail. Elle prend sa plage tactile de son sac à dos et l’installer devant son clavier régulier. Elle prend par la suite des documents de son sac et un enregistreur et les dépose sur son bureau. Elle installe son casque téléphonique.]
Mme Flecher : Mon intégration au travail s’est fait en trois temps. En premier temps quand je suis entrée en ‘98 pour implanter les logiciels dans le PC. En deuxième temps en 2002 pour que je puisse aller travailler à la maison et en troisième temps en 2008 pour le nouveau système informatique. L’Institut Nazareth et Louis-Braille travaille toujours de concert avec les techniciens de St-Hubert pour pouvoir toujours améliorer et rendre les choses plus faciles pour moi.
[On voit mme Flecher travailler devant son écran d’ordinateur, toucher sa plage tactile et parler au téléphone. En gros plan, on voit ses mains sur le clavier et la plage tactile puis on la voit parler au téléphone. On la voit par la suite appuyer sur des touches de son téléphone.]
Mme Bergeron : Si j’avais à convaincre quelqu’un, moi je dirais que c’est pour l’engagement envers l’employeur. Ce sont des gens qui veulent travailler, qui sont fiables. Oui, on a un investissement à faire en formation. On a à repenser, à refaire nos choses, mais mon dieu que c’est une belle contribution.
[On voit Mme Flecher nous parler]
Mme Flecher : Cela m’apporte beaucoup, beaucoup d’estime de moi. Je participe à la société, je suis comme tout le monde, je travaille, donc c’est très, très important pour moi.
[On voit mme Bergeron nous parler]
Mme Bergeron : J’aurais été peiné de ne pas avoir participé à ça parce qu’elle nous a apporté beaucoup
[Un zoom est fait sur une image figée de Mmes Bergeron et Flecher côte à côte et souriantes].
[Sur un fond de musique, un écran noir apparaît avec la mention Une main-d'œuvre compétente à découvrir. Cette image est suivie de l’inscription INLB 2011 et de Musique : Kevin McLeod.]
Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo alors que le reste du texte correspond au dialogue.
[ Le logo de l’INLB et le titre Prix employeur visionnaire 2011 apparaissent depuis un fond d’écran noir. Une musique accompagne les deux images. Ces images s’effacent pour laisser la place à deux titres qui apparaissent en balayage de la gauche vers la droite: Organisme public, Régie du logement.]
[ On voit une femme qui nous parle. Au bas de l’écran apparaît le logo de la Régie du logement avec l’inscription Nathelie Fex, préposée aux renseignements]
Mme Fex : Je suis non-voyante de naissance, légalement aveugle, je peux lire encore un peu.
[On voit un homme assis nous parler. Au bas de l’écran apparaît le logo de la Régie du logement avec l’inscription Michel Bernard, directeur territoire de Montréal.]
M. Bernard : À l’arrivée de Nathalie, évidemment on a eu besoin de s’allier à des experts qui pouvaient nous aider dans toutes les technologies.
[On voit Mme Fex lire un texte à la télévisionneuse. L’écriture est blanche sur un fond noir.Un balayage est fait à l’écran pour voir la feuille que lit Mme Fex. On voit Mme Fex travailler à l’ordinateur, utiliser le clavier régulier et sa plage tactile.]
Mme Fex : Ici, j’ai la télévisionneuse, j’ai aussi l’ordinateur avec plage tactile et la synthèse vocale.
[Un gros plan est fait sur ses mains alors qu’elle lit un texte puis sur l’écran d’ordinateur. On y voit le bureau de Windows avec le logo de la Régie du logement et l’icône représentant le logiciel Jaws. Une fenêtre sur l’intranet de la Régie du logement est ouverte à son écran. Une deuxième fenêtre ouvre afin qu’elle navigue dans un logiciel.]
M. Bernard : Nos techniciens se sont alliés avec l’Institut de façon à développer des outils. C’est de là qu’on a découvert le logiciel Jaws qui permettait à Nathalie de ne pas visualiser, mais d’écouter ce que l’écran nous donnait.
[On voit Mme Fex ranger sa plage tactile dans un boîtier.]
Mme Fex : L’Institut est venu ici pour tout tester et la Régie depuis ce temps-là va faire les choses en compagnie de l’Institut pour améliorer les services que j’ai.
[On voit Mme Fex prendre sa canne blanche sur un support à manteau de même que son sac posé sur la table. Elle marche près de bureaux à aires ouvertes en balayant le plancher de sa canne. M. Bernard vient à sa rencontre et prend son sac pour le déposer sur un bureau. Ils s’assoient face à face à une table de travail. M. Barnard feuillette des documents alors que Mme Fex ouvre un ordinateur portable.]
M. Bernard : Les difficultés viennent des gens qui nous entourent un peu parce que cela surprend toujours un peu quand on leur dit qu’à la prochaine formation il va y avoir une personne avec une déficience visuelle. Quand on parle d’égal à égal avec quelqu’un, on arrive immédiatement à oublier les différences que nous-mêmes on porte. C’est de donner la chance à quelqu’un d’exprimer son talent, de rencontrer cette personne-là au même titre que les autres et de l’évaluer en fonction des habiletés et des compétences de cette personne-là.
[On voit M. Bernard accompagner Mme Fex en marchant dans un corridor. ]
M. Bernard : Elle nous a enseigné un art de communiquer.
[M. Bernard parle.]
M. Bernard : Je pense qu’il faut cesser de voir les gens avec des handicaps, comme je le disais tantôt, on a tous des handicaps.
[Sur un fond de musique, un zoom est fait sur une image fixe de M. Bernard et de Mme Fex lorsqu’ils marchaient dans un corridor.]
[La musique se poursuit. Un écran noir apparaît avec la mention Une main-d'œuvre compétente à découvrir. Cette image est suivie de l’inscription INLB 2011 et de Musique : Kevin McLeod.]
Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo alors que le reste du texte correspond au dialogue.
[Le logo de l’INLB et le titre Prix employeur visionnaire 2011 apparaissent depuis un fond d’écran noir. Une musique accompagne les deux images. Ces images s’effacent pour laisser la place à deux titres qui apparaissent en balayage de la gauche vers la droite: Organisme à but non lucratif, Société Logique]
[On voit une femme assise parler. Au bas de l’écran apparaissent le logo de Société Logique de même que le nom et le titre de la personne qui parle. Dans ce cas-ci : Mélissa Boisvert, agente de communication]
Mme Boisvert : J’ai une rétinite pigmentaire de naissance, je suis semi-voyante.
[On voit une autre femme assise parler. Au bas de l’écran apparaissent le logo de Société Logique de même que le nom et le titre de la personne qui parle. Il s’agit de Mme Sophie Lanctôt, directrice générale]
Mme Lanctôt : À Société Logique, notre mission c’est de promouvoir l’accessibilité universelle
[Mme Boisvert parle de nouveau. On la voit par la suite marcher et entrer dans un bureau. Elle rencontre Mme Lanctôt et lui serre la main.]
Mme Boisvert : Quel meilleur moyen que de prouver le concept d’accessibilité universelle qu’en ayant au sein de son entreprise une personne qui a des limitations. Mon employeur est extraordinaire, vraiment, elle est super ouverte.
[Mmes Boisvert et Lanctôt s’assoient à une table de travail, l’une en face de l’autre. Mme Lanctôt montre un document à Mme Boisvert.]
Mme Lanctôt : Quand on a embauché Mélissa comme agente de communication, en fait on se cherchait quelqu’un qui avait des compétences en communication.
[On voit Mme Boisvert marcher et se diriger vers son poste de travail. Elle s’assoit, met ses lunettes et ajuste son écran d’ordinateur. Elle ouvre par la suite sa télévisionneuse portable et lit un document.]
Mme Lanctôt : Au lieu de s’attarder à ses difficultés et à ses incapacités, on a plutôt regardé ce que Mélissa était capable de faire dans son travail. Et c’est là qu’on s’est rendu compte dans le fond qu’avec les quelques adaptations qu’elle a, elle était capable de faire l’ensemble des tâches. Donc nos résistances sont tombées très très rapidement.
[On voit Mme Boisvert assise nous parler.]
Mme Boisvert : L’INLB est venu, ils ont tout installé et quand moi je suis arrivée, tout était opérationnel
[Mme Boisvert travaille à son ordinateur, on voit son écran en caractères agrandis, elle utilise sa souris.]
Mme Lanctôt : La présence de Mélissa dans notre équipe de travail, je pense que cela nous apporte beaucoup de conscience que les besoins des gens sont importants et cela nous rend plus sensibles aux besoins de nos collègues.
[On voit par la suite Mmes Boisvert et Lanctôt jaser près d’une machine à expresso, une tasse de café à la main. L’image se fige et un zoom est fait. De la musique débute.]
Mme Lanctôt : Je dirais à un employeur qui se pose des questions et qui a de la résistance à embaucher une personne qui a une déficience visuelle, je lui dirais qu’après un certain temps, on s’en rend même plus compte, on oublie la déficience visuelle de la personne. Ce qu’on voit, c’est la personne et ce qu’elle peut apporter à son milieu de travail.
[La musique se poursuit. Un écran noir apparaît avec la mention Une main-d'œuvre compétente à découvrir. Cette image est suivie de l’inscription INLB 2011 et de Musique : Kevin McLeod.]
Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo alors que le reste du texte correspond au dialogue.
[Le logo de l’INLB et le titre Prix employeur visionnaire 2011 apparaissent depuis un fond d’écran noir. Une musique accompagne les deux images. Ces images s’effacent pour laisser la place à deux titres qui apparaissent en balayage de la gauche vers la droite: Mention spéciale – emploi étudiant, Michel Groleau traiteur.]
[On voit une adolescente parler. Au bas de l’écran apparaît le logo de Michel Groleau traiteur de même que le nom et le titre de la personne qui parle. Dans ce cas-ci : Camille St-Laurent, aide-cuisinière]
Mme St-Laurent : Ma vision : je ne vois pas plus de 20 pieds en avant de moi et mon champ de vision est restreint de tous les côtés.
[La caméra balaie de gauche vers la droite le restaurant, on y voit des tables et des chaises.]
Mme St-Laurent : Après avoir envoyé ma candidature, j’ai eu un appel de Sébastien
[On voit un homme parler. Au bas de l’écran apparaît le logo de Michel Groleau traiteur de même que le nom et le titre de la personne qui parle. Il s’agit de Michel groleau, chef et traiteur.]
M. Groleau : Camille s’est très bien vendue, elle s’est présentée, elle s’est présentée très bien. Puis après cela, elle a expliqué qu’elle voulait un emploi, qu’elle était prête à travailler et qu’elle voulait connaître ce monde-là du travail.
[Mme St-Laurent et M. Groleau sont assis dans le restaurant et discutent en souriant. La caméra balaie par la suite la cuisine en allant de droite à gauche. Un zoom est fait sur une plaque de lave-vaisselle remplie de verres. Mme St-Laurent marche jusqu’à un lavabo et utilise un tuyau pour le rinçage de la vaisselle.]
Mme St-Laurent : Moi j’ai trouvé cela très bon que malgré cela, il décide de m’embaucher pareil et de penser : on va s’adapter, on va faire les mesures pour qu’elle puisse faire son travail. Pour la première journée, j’ai réussi à bien m’intégrer, les gens se sont bien adaptés au fait que j’ai un handicap visuel.
[On voit M. Groleau assis dans le restaurant et nous parler]
M. Groleau : Oui, c’était ma première expérience d’engager une personne avec un handicap.
[On voit Mme St-Laurent déplacer un bac de verres vides et le placer dans le lave-vaisselle. Par la suite, M. Groleau s’approche d’elle et lui parle. Il lui montre un carton qu’il a dans les mains et lui donne des explications.
M. Groleau : Moi j’ai été franc avec tout le monde, j’ai expliqué que Camille avait un handicap et de là je crois tout le monde venais la voir, la saluer, l’aider.
Mme St-Laurent : Les employés et l’employeur sont très sympathiques, ils ont le sens de l’humour.
[M. Groleau est assis de nouveau dans le restaurant pour nous parler.]
M. Groleau : On s’est regroupé finalement et tout le monde aimait bien sa présence et son travail.
[Mme St-Laurent ouvre le lave-vaisselle et prend quelques ustensiles. Elle marche quelques pas et les dépose sur un crochet au mur.]
Mme St-Laurent : Au départ, j’avais eu une intervenante. Elle m’a aidé beaucoup à trouver mes repères pour bien m’orienter, elle m’a donné une méthode de fonctionnement.
[On voit les mains d’un cuisinier déposer quelques aliments décoratifs dans une assiette. Puis on voit M. Groleau et Mme St-Laurent côte à côte dans la cuisine. On revoir de nouveau M. Groleau nous parler alors qu’il est dans la cuisine. Un zoom est fait sur une image fixe de M. Groleau et Mme St-Laurent assis au restaurant.]
M. Groleau : Le facteur de réussite, je crois c’est ça, c’est le fait que tout le monde s’est regroupé, c’est que tout le monde a le droit d’avoir une chance, d’avancer dans la vie malgré un handicap
[Sur un fond de musique, un écran noir apparaît avec la mention Une main-d'œuvre compétente à découvrir. Cette image est suivie de l’inscription INLB 2011 et de Musique : Kevin McLeod.]
Le comité de participation sociale de la TCJDV a produit 7
vidéos concernant l'intégration sociale des personnes ayant une
déficience visuelle. Différents sujets y sont abordés : le
cheminement scolaire, les sports et loisirs, la recherche d'emploi
et le cheminement professionnel, la vie amoureuse et familiale, la
vie sociale et des conseils à une personne handicapée visuelle.
Consultez ces vidéos sur le site de la
TCJDV
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